L’écoanxiété : est-ce ressentir une forme d’oppression ?

Cette article est inspiré des échanges stimulants que j’ai eu avec mes collègues d’Éco-motion durant les événements entourant le jour de la Terre 2022.

Depuis que j’ai commencé ma pratique comme écothérapeute, je m’efforce avec les personnes que j’aide et dans les médias où j’interviens de mettre l’emphase sur le fait que l’écoanxiété ne doit pas être considérée comme une pathologie.

Elle est plutôt une réaction normale à une situation réelle qui menace à terme de clore le chapitre de l’histoire humaine et de plein d’autres espèces vivantes[1].

Malgré les interventions publiques de mes pair.e.s et moi pour déstigmatiser le terme écoanxiété, il demeure que pour la majorité des personnes qui ne connaissent que vaguement le terme, l’écoanxiété s’apparente malheureusement à une pathologie.

Cela a pour effet d’invalider le vécu de ces personnes en ramenant leur conscience du danger à un problème d’anxiété qu’ils devraient simplement apprendre à « gérer ».

Pour sortir de cette impasse et enfin prendre au sérieux le vécu émotionnel des personnes dites écoanxieuses, je propose d’explorer ce concept sous l’angle de l’oppression plutôt que de la pathologie.

Mais avant tout, attardons-nous brièvement à la notion de pathologie[2].

Qu’est-ce qu’une psychopathologie ?

Grossièrement, la psychopathologie est un état mental qui nuit significativement à la réalisation de nos différents rôles sociaux. Il peut s’agir tout autant de dépression caractérisée, d’anxiété généralisée, de trouble d’adaptation, etc.

Dans le cas de l’anxiété, ce n’est pas parce que nous en éprouvons qu’un diagnostic doit être posé si cela ne nuit pas à la réalisation de nos rôles sociaux. Quand je reviens sur mes pas vérifier si j’ai bien barré ma porte de maison, j’éprouve certes de l’anxiété, mais si je n’arrive pas en retard à mes engagements, je demeure fonctionnel[3].

De manière générale, « l’anxiété » c’est le sentiment que nous n’arriverons pas à changer ou à nous adapter à une situation anticipée. Dans le cas de la poignée de porte, j’anticipe que j’oublierai de la barrer, qu’on en profitera pour me voler et que je ne saurai pas comment m’adapter à la perte de certains de mes biens.

L’anxiété est un sentiment nécessaire, car une fois l’émotion accueillie par la respiration, par exemple, elle nous aide à imaginer le pire et à envisager les solutions à mettre en œuvre pour faire en sorte que ça n’arrive pas ET les solutions pour s’y adapter si ça se produit malgré tout. Penser que j’oublierai de barrer ma porte et qu’on me volera me fait vivre de l’insécurité. Pour que ça n’arrive pas, je peux prendre l’habitude de barrer la porte en pleine conscience et si le pire arrive malgré tout, je pourrais par exemple m’adapter en réclamant à l’assurance.

Ainsi, l’anxiété c’est un doute sur notre capacité à agir de manière fonctionnelle. C’est l’anticipation que dans une situation donnée, nous serons dysfonctionnel.le.s. Qui plus est, nous nous sentons non seulement impuissant.e.s autant à nous rendre fonctionnel.le.s dans cette situation qu’à nous adapter aux conséquences de notre dysfonction.

Mais une fois que nous comprenons la fonction de l’anxiété, on peut l’utiliser à notre avantage pour changer ou s’adapter.

En quoi l’écoanxiété serait-elle différente ?

Pour ce qui est de l’écoanxiété, le terme « éco » fait référence à la maison ou à l’habitat, autrement dit, au milieu dans lequel nous vivons[4].

Donc, dans « l’écoanxiété » nous retrouvons à la fois l’anxiété, c’est-à-dire la crainte que nous ne puissions pas individuellement faire face aux situations anticipées, mais également l’inquiétude que le milieu (maison, État, industrie, citoyens, etc.) dont nous dépendons n’arrive pas à changer ou s’adapter au pire.  

Cela signifie que je peux certes envisager toutes les solutions à l’échelle individuelle pour éviter que le pire advienne ET pour m’y adapter, mais si le milieu ne va pas dans le même sens, j’angoisse.

Ce que « éco » met en lumière, c’est que toutes les situations où ce qui est anticipé ne dépend pas seulement de nos solutions, mais également des solutions du milieu peuvent être considérées comme une forme d’écoanxiété.

Pour comprendre ce qui se joue, si je ne barre pas la porte et qu’on entre chez moi, je ne suis certes pas responsable que l’on rentre chez moi[5], mais ma seule intervention (barrer la porte) aurait pu l’en dissuader[6]. À l’inverse, quand bien même je cesse de prendre l’avion, manger de la viande et faire des placements dans des fonds avec des énergies fossiles, si mon milieu ne suit pas, le quartier Limoilou (Québec, Canada) va quand même se retrouver submergé par les eaux d’ici quelques décennies[7]. Autrement dit, la peur persiste même si je suis proactif.

Une pandémie, une crise économique, le sexisme ou le racisme sont autant de situations où, pour les victimes potentielles, c’est surtout la manière dont le milieu réagit qui est anxiogène.

Bref, dans l’écoanxiété, la source de nos émotions désagréables n’est pas seulement liée à nos propres dysfonctions, mais également et surtout aux dysfonctions du milieu.

Écosituation

Que cette situation dysfonctionnelle (pandémie, guerre, sexisme, etc.) se perçoive avec les cinq sens ou à travers les informations sur la situation globale contenue dans un rapport scientifique ne change rien[8].

Une fois les informations intégrées, la réaction émotionnelle sera similaire.

Si la perception ou l’information est porteuse d’un message de sécurité, alors nous éprouverons des émotions agréables.

Si elle est porteuse d’un message de danger, nous éprouverons des émotions désagréables.

Par exemple, si je suis une personne que l’on identifie au genre féminin et que je me fais harceler sur la rue ou que je lis une statistique sur le harcèlement de rue, le message sera porteur de danger et j’éprouverai une somme d’émotions désagréables comme la peur, la colère, la détresse.

Bien sûr, le vécu émotionnel sera généralement plus intense pour la personne qui subit l’événement par les sens plutôt que par l’information, mais dans les deux cas, cela peut susciter une réaction intérieure désagréable.

Dans cette situation, nous dirons que la personne est victime d’une oppression systémique que l’on nomme sexisme.

C’est la même chose si je suis une personne que l’on identifie à une communauté racisée ou BIPOC[9] et que je me fais refuser un logement sur la base de ma couleur de peau ou que je lis un témoignage sur ce sujet dans le journal. Cela me fera très probablement éprouver des émotions désagréables.

Dans cette situation, nous dirons que la personne est victime d’une oppression systémique que l’on nomme racisme.

Surresponsabilisation VS déresponsabilisation

Dans le cas du racisme ou du sexisme, notre rôle comme thérapeute sera d’abord d’accueillir le vécu intérieur de la personne et de lui offrir un espace où nous tenterons de ne pas reproduire les oppressions que la personne vit à l’extérieur du milieu thérapeutique.

Évidemment, nos conditionnements vont y faire obstacle et cela demande de l’humilité comme thérapeute de reconnaitre et modifier certaines habitudes dont nous ignorions jusqu’alors la nature oppressive.

L’un des principaux dangers pour l’intervenant est de surresponsabiliser la personne face aux oppressions subies. C’est ici la meilleure manière de reproduire l’oppression vécue à l’extérieur du milieu thérapeutique.

La personne n’est pas responsable de l’oppression.

En même temps, elle veut que la situation change pour ne plus souffrir.

Mais le système oppressif sexiste ou raciste ne veut pas changer, car derrière tout système certaines personnes en tirent consciemment ou non des avantages.

Comment s’affranchir du dilemme : « Tu n’es pas responsable, mais l’oppresseur systémique refuse de changer » ?

(1) Fuir l’oppresseur, (2) continuer à subir l’oppresseur, (3) tenter de le changer par la conscientisation, (4) le forcer à changer par des moyens de pressions de telle sorte que les désavantages de maintenir l’oppression soient plus grands que les désavantages de changer.

Des mouvements importants sont parvenus en partie à changer des systèmes d’oppression tels que les syndicats, les suffragettes ou le mouvement pour les droits civiques[10].

Comme chacun de ces mouvements ne pouvait fuir l’oppression[11], ils ont choisi de conscientiser le pouvoir et finalement faire pression sur les oppresseurs de telle sorte que l’oppression n’a peut-être pas disparu, mais s’est au moins atténuée.

Cela dit, on ne peut jamais reprocher à une victime de ne rien faire pour ne plus subir l’oppression.

Tant que nous ne sommes pas victimes, nous ignorons toustes la peur qu’induit un système d’oppression, une peur qui nous paralyse et qui souvent nous donne l’impression que nous ne pouvons rien faire pour en sortir.

Pathologiser l’oppression

Bien que les oppresseurs pathologisent ou minimisent généralement le vécu des personnes victimes d’oppression, nous voyons bien que les émotions désagréables que ces situations nous font vivre sont liées à la culture instituée dans le milieu dans lequel on vit.

Ces personnes ne sont pas sexo-anxieuse ou rasco-anxieuse[12] dans le sens qu’elles auraient une pathologie à traiter au cas par cas.

Elles sont seulement lucides de l’oppression que leur milieu leur fait subir.

Il va de même de l’écoanxiété qui est davantage de la lucidité comme le souligne fort justement l’écosociologue Laure Waridel[13], l’astrophysicien Aurélien Barrau[14] et malheureusement le président Emmanuel Macron[15] !?! 

En effet, l’émergence dans l’espace médiatique de la notion d’écoanxiété est trompeuse dans le sens qu’elle fait écho à une pathologie qu’est le Trouble d’anxiété généralisé et qui nécessite généralement de surmonter ses peurs par l’exposition.

Certes l’écoanxiété est une réaction émotionnelle désagréable liée à une perception de danger face à la détérioration socioécologique[16].

De nombreuses organisations — dont ma propre entreprise — utilisent le terme écoanxiété afin de signifier aux personnes qui s’identifient à ce phénomène que nous pouvons leur apporter du support.

Même si la plupart des thérapeutes et des chercheurs qui s’intéressent à la question s’entendent pour dire que le terme écoanxiété n’a pas vocation de pathologiser les gens, l’expression présuppose malgré elle que c’est la personne qui a un Trouble de santé mentale.

Utiliser ce mot, c’est reconduire dans la population générale[17] l’idée que c’est une pathologie.

Et qui dit pathologie, dit traitement.

Bref, traitons les écoanxieux et continuons à détruire le monde.

Sortons de l’oppression !

Pourtant, les personnes qui souffrent « d’écoanxiété » éprouvent en fait des émotions désagréables face à une oppression systémique.

Je mets de l’avant la notion d’oppression systémique, parce que « c’est l’organisation tout entière de la société qui reproduit les inégalités » en adoptant des comportements, des règles, des pratiques ou des politiques qui a priori semblent neutres (exempts de toute discrimination), mais qui ont « pour conséquences de désavantager certaines personnes ou groupes de personnes. Tandis que d’autres en profitent »[18].

Ainsi, l’idéal d’une société productiviste qui va amener tous les humain.e.s à jouir de l’abondance par le progrès et la croissance est démenti dans les faits. Nous pouvons aisément constater qu’une minorité exploite pour son bénéfice la majorité de la population humaine, des autres vivants et de ce qui rend la vie possible.

Cette minorité de dominants s’incarne au premier chef à travers ces personnes qui détiennent les industries d’énergie fossile dont l’activité menace la vie sur terre et qui en tirent tous les privilèges.

Elle s’incarne dans une moindre mesure par nous, consommateurs.trices, et dans une encore moindre mesure par celleux-là mêmes que nous exploitons pour produire et qui espèrent atteindre le même niveau d’abondance que nous. Nous sommes toustes partie prenante de l’oppression, qui s’inscrit bien davantage sur un continuum entre dominé.e.s < ——– > dominant.e.s que de manière tranchée.

Et si nous sommes en partie responsables de l’oppression, nous sommes donc en partie oppresseurs.

D’où notre culpabilité.

Nous sommes du moins complices (ça se discute) parce que par nos actions individuelles nous reconduisons le monde tel qu’il est (ex. placements dans des fonds « verts », régime carné, voyages en avion) alors que nos actions reposent systématiquement sur l’exploitation des humains, du reste du vivant et de ce qui rend la vie possible. Mais comme nous ne sommes ni les principaux bénéficiaires ni les gardiens du maintien de l’oppression, je n’irais pas jusqu’à dire que nous sommes purement dominants.

D’où le terme complice et notre sentiment d’impuissance considérant notre peu de pouvoir à changer le milieu.

Cela dit, si l’écoanxiété s’apparente à la conscience de subir et reconduire une forme de domination, pourquoi mettons-nous l’accent sur l’aspect pathologique du vécu émotionnel plutôt que sur l’oppression systémique subie ?

Mettre l’accent sur l’anxiété, c’est mettre l’accent sur nos symptômes plutôt que les causes du malaise.

Mettre l’accent sur l’écoanxiété vient invalider notre vécu de victime (et bourreau) en la transformant en pathologie.

Mettre l’accent sur nos émotions en lui accolant une notion pathologisante comme l’anxiété, c’est nous invalider, parce que cela sous-entend que nos perceptions sont le problème.

C’est grave.

Nous ne sommes pas malades.

Nous avons peur.

Pas juste des conséquences, mais aussi de nous-mêmes et de notre tendance à opprimer pour les avantages que nous procure la consommation de biens matériels, d’expériences et de placements.

Et surtout, nous avons peur des dominants qui possèdent les leviers du pouvoir et qui n’hésiteront n’hésitent pas à détruire le monde pour leur profit personnel.

Terrorisé par les oligarques du pétrole, du charbon et du gaz qui ont la main mise sur les États, la police, l’armée, la justice et qui peuvent décider de laisser mourir des milliers de personnes pour construire un stade de foot (Qatar)[19], faire la guerre au nom d’idéaux farfelus (Irak, Ukraine) ou esclavager des populations de confession religieuse minoritaires pour faire des vêtements cheaps (Chine)[20].

Nous avons peur d’eux, car même si nous connaissons les solutions (partage, sobriété), nous savons qu’ils n’y consentiront jamais.

Ils sont prêts à tuer pour leur ambition personnelle, alors disons-le franchement, nos belles statistiques et nos émotions, ils n’en ont rien à foutre !

On ne peut pas conscientiser des personnes qui ont des comportements de « psychopathes ».

Ils n’éprouvent pas la culpabilité que nous avons en trop.

Nous ne sommes pas responsables des émotions induites par l’oppression.

Nous avons la lucidité de constater que nous sommes les victimes et les complices d’une oppression systémique qui n’a pas encore de nom, bien que le classisme, le néocolonialisme ou l’impérialisme s’en rapprochent.

Et en même temps, nous resterons impuissants et continuerons à reconduire le monde tant que les principaux bénéficiaires se sentiront en sécurité.

Que faire ?

Je vais commencer pas m’excuser d’avoir contribué à pathologiser une oppression.

Puis, je vais m’attacher désormais à dénoncer le milieu et ceux qui ont le pouvoir plutôt que celleux qui souffrent de la reconduction du monde tel qu’il est.

Écopathologie

Dans la pathologie, c’est la personne qui est malade, dans l’écopathologie c’est le milieu qui l’est.

L’écoanxiété fait référence à une écopathologie, dans le sens où la personne n’a pas un Trouble de santé mentale comme de l’anxiété généralisée ou un Trouble d’adaptation[21], mais plutôt une conscience que son environnement est malade. La personne réalise que par ses actions, elle reconduit malgré elle la dysfonction et qu’elle est impuissante à changer l’ordre des choses.

Éprouver de l’écoanxiété, c’est être conscient.e que le système et celleux qui ont le pouvoir de le reconduire sont malades de déni et que chaque crise sociale, sanitaire ou écologique entraine de nouveau laissés pour contre, car les humains derrière les États, les entreprises, la mafia finance choisiront toujours de préserver leurs acquis avant le bien-être de tous.

Par conséquent, ce n’est pas l’individu que l’on doit traiter, mais le système et celleux qui le reconduisent.

Si on ne peut les traiter, alors tentons d’une part de tarir les sources symbolique, culturelle, sociale et matérielle du pouvoir afin que l’oppression ne puisse plus s’exercer à si grande échelle[22] et d’autre part, de changer l’orientation axiologique[23] du système par notre contribution à l’émergence de nouveaux mondes[24].

Auteur : Justin Sirois-Marcil, t.s., M. Serv. Soc., https://lobevert.com

Réviseuses : Geneviève Dorval, Chantal Dupuis et Valérie Boivin


[1] Il importe de préciser que l’action humaine a déjà fait disparaitre de nombreuses espèces vivantes et que de nombreuses autres sont au bord de l’extinction.

[2] Je tiens à préciser que bien que j’œuvre dans le domaine, mon titre de travailleur social ne me permet pas d’évaluer ou diagnostiquer des Troubles de santé mentale. Je me permets cependant de donner mon avis à titre d’intervenant qui accompagne ce genre de clientèle.

[3] À l’inverse, si j’arrivais en retard ou que je manquais carrément presque tous mes engagements pour cette raison, il pourrait être intéressant d’aller en psychothérapie.

[4] https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/clefsfp/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_catlog_e&page=9T0V131tgtJw.html

[5] Cela reviendrait à blâmer la victime pour le comportement répréhensible de quelqu’un d’autre. Autrement dit, rendre responsable la victime du v(i)ol et faire du v(i)oleur un opportuniste rationnel. C’est non.

[6] Notons que ça reste une illusion de sécurité, car un voleur motivé aura toujours le moyen d’entrer.

[7] https://ici.radio-canada.ca/sujet/changements-climatiques/actualites/document/nouvelles/article/1381957/quartiers-quebec-submerges-2030-projections-surestimees

[8] https://journals.library.brocku.ca/index.php/voixplurielles/article/view/1758

[9] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1798414/bipoc-pandc-lutte-contre-le-racisme

[10] Voir « Full spectrum resistance » (Tome 1 et 2) par Aric McBay aux Éditions Libre.

[11] À moins de vivre en autarcie dans le bois ou de changer de pays, on ne peut pas vraiment fuir une oppression. Qui plus est, même dans les pays où les droits humains sont dit-on les plus respectées, il y a tout de même des formes insidieuses d’oppressions qui persistent. Dans tous les cas, même un pays dit progressiste comme le Canada bafoue les droits les plus élémentaires des peuples autochtones à l’intérieur même de sa constitution.

[12] Je suis conscient que ça ne veut rien dire linguistiquement.

[13] https://www.youtube.com/watch?v=DWYUSWy_ITY&t=1839s

[14] https://www.youtube.com/watch?v=HdonvWVWuRk

[15] Comme quoi, les mots se récupèrent presque tous pour promouvoir la croissance de la production et en conséquence reconduire la détérioration globale du monde : https://www.youtube.com/watch?v=arx2S-WR5h0

[16] J’utilise à dessein le terme détérioration socioécologique, car le vivant et ce qui rend la vie possible tendent à se dégrader et s’uniformiser au contact de l’action destructrice des multinationales.

[17] Par population générale, je parle de toutses celleux qui ne s’intéressent pas directement à la question. Quand on parle de physique quantique ou de tennis, je fais partie de la population générale, parce que je ne m’intéresse pas directement à la question.

[18] https://femmesdedroit.be/informations-juridiques/abecedaire/oppression-systemique/

[19] https://bonpote.com/fans-de-football-doit-on-boycotter-le-mondial-2022-au-qatar/

[20] https://www.ledevoir.com/economie/591552/l-industrie-du-textile-ecorchee-par-le-scandale-ouighour

[21] Dans le langage courant, on va parler de Burn out. C’est d’ailleurs l’état qui se rapproche le plus du vécu des écoanxieux puisque c’est une incapacité à s’adapter à un milieu où les exigences sont trop élevées.

[22] Voir « l’insurrection qui vient », par le Comité invisible aux éditions la Fabrique.

[23] L’axiologie réfère aux valeurs. Actuellement, les valeurs dominantes du monde sont le pouvoir, la réussite, l’hédonisme, la stimulation, le conformisme et la liberté (dans le sens d’exploiter les autres pour que ce soit eux qui fassent l’effort de produire les choses qui sont nécessaires à la satisfaction de nos besoins et désirs). Voir « Terre et Liberté », par Aurélien Berlan aux éditions la Lenteur.

[24] Voir le Hors-série « Le Réveil des imaginaires » de la revue Socialter.

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